Le trompe-l’œil

 

  • Niche à la statue bleue - Acrylique  sur bois - 47 X 70 >>> 1997
  • Cadre bois et esquisse - Trompe-l'oeil - 32 x 40 >>> 1997
  • Le ruban jaune - Trompe l'oeil - 29 x 34 >>> 1997

Le trompe-l’œil est une technique picturale bien particulière.

J’ai eu l’opportunité de suivre des cours de trompe-l’œil et je reconnais m’être prise au jeu de cette pratique pourtant difficile.

Il faut à la fois très bien maîtriser le sujet, mais surtout appréhender correctement les ombres et les lumières. L’accentuation de ces deux critères donnera cette impression de « réel ».

C’est un véritable travail de patience. De plus l’emploi de l’acrylique est plus contraignant. Des temps de séchage sont nécessaires, sinon on se trouve confronté au risque que la peinture ne « s’arrache ». 

Un des seuls avantages que confère l’emploi de l’acrylique est  la possibilité de repentir plus facile. Ce qui est quasiment impossible avec l’aquarelle. Les couches finement pigmentées laissent toujours transparaître les couches antérieures.

Ce n’est pas le cas avec l’acrylique. Il est tout à fait possible de travailler en couches minces, mais la densité de pigmentation des couleurs permet plus facilement de dissimuler une erreur, un  défaut..

Il n’y a plus de place pour les gestes spontanés, pour la liberté d’expression. Il faut se concentrer entièrement sur les caractéristiques du sujet. Savoir en transcrire minutieusement les moindres détails avec justesse, au risque d’échouer dans la réalisation.

Le trompe-l’œil est un travail où la rigueur est primordiale. Notamment dans la mise en place correcte des lignes de fuite, sans lesquelles l’impression de perspective ne serait pas.

C’est la raison pour laquelle même si j’apprécie à l’occasion de réaliser un trompe-l’œil par défi , je préfère nettement les oeuvres plus légères au niveau du rendu, plus libres dans l’ inspiration  et  moins copies du réel.

 

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